Découvrir l’Uruguay: el país amigo

faire du tourisme en Uruguay et decouvrir la beauté de ses paysages

Pays quasi inconnu coincé entre les géants brésilien et argentin qui doit sa popularité au football, l’enclave uruguayenne est culturellement la continuité de la culture tango métissée au candombé (sorte de samba typiquement originaire de la côte est du Rio de la Plata).

Bien que comparé à son insu à son voisin et cousin fratricide albiceleste, l’Uruguay est un pays majoritairement d’ascendance européenne avec des résonances africaines et  amérindiennes charrúas-guaranis.

L’émergence d’un tourisme récent en font un havre de paix et de tranquillité pour les voyageurs transitant dans le cône de sud de l’Amérique latine.

 Mais que faire d’intéressant dans la capitale uruguayenne?

Montevideo est une ville qui se visite en quelques jours et où les opportunités de détente sont multiples. En effet, cette capitale n’est pas réputée pour le vacarme ou la pollution. Elle est, aujourd’hui, la ville la plus agréable et ayant la meilleure qualité de vie en Amérique du sud.

Visite historique et nourriture typique du Rio de la Plata

Les montévidéens ont coutume de se déplacer en autobus ou à vélo. Très abordable et ouvert d’esprit, les citadins ont pour habitude une fois la discussion enclenché d’inviter leurs comparses à savourer un maté et quelques « bischochos » (viennoiseries locales fourrés au dulce de leche ou à la crème pâtissière). Hormis les quartiers périphériques, le centre de la ville est sécurisé de jour.

 A Montevideo, vous n’aurez peut-être pas l’occasion de voir la Tour Eiffel. Cependant, pour un budget modeste, vous allez très certainement manger la meilleure viande bovine au monde. Eh  oui l’Uruguay, c’est avant tout le pays de la « parillada » (grillade composée d’énormes mix de viande), des gauchos et du rodéo. Et pour les étrangers, cet univers se concrétise au Mercado del Puerto dans la célèbre vieille ville: la Ciudad Vieja.

C’est dans ce quartier de la ville chargé d’histoire que tout à commencer et que vous pourrez observer le passé de l’époque coloniale jusqu’à nos jours.

En quête d’héliotropisme, le touriste étranger est susceptible de se dépayser au Parqué Rodo, une des bases vertes de la ville, très fleuri et peuplé d’une flore autochtone luxuriante.

Plus au coeur de la ville, vous ne pouvez pas passer à côté de la célèbre Plaza de la Independencia. Entouré de palmiers, au centre de celle-ci culmine la statue à cheval du général Artigas, l’inspirateur de la nation uruguayenne. Face à lui, se dresse le sublime Palacio Salvo et l’avenida 18 de julio, principale artère de la ville se terminant à l’obélisque.

Cette grande avenue est un endroit magnifique pour acheter toute sorte d’artisanat local et se restaurer avec les meilleurs plats uruguayens. Notamment, le copieux chivito, un sandwich fait pour ceux qui ont les yeux plus gros que le ventre.

folklore et culture locale

Dans la continuité, tout en marchant, il est possible de parcourir la Rambla du front de mer et aboutir au Barrio Sur, un des quartiers métissés de Montevideo où réside une population à majorité afro-descendante. C’est dans ce haut lieu de la culture uruguayenne que se déroule au mois de février le carnaval le plus long du monde résonnant au rythme du candombé.

Plus à l’ouest de la ville, il est également possible de se rendre dans le célèbre parque del Prado où subsiste un monument nommé « les 4 derniers Charrúas » érigé en l’honneur du premier peuple uruguayen dont descendent à ce jour près de 10% de la population du pays. Ce lieu prend toute sa splendeur au mois d’Avril lors d’un évènement atypique nommé la « Semana Criolla ». Lors de cette semaine particulière appartenant au patrimoine national, les célèbres cow boys uruguayens s’affrontent au rodéo, font savourer les terroirs du pays et découvrir les traditions campagnardes del interior  (régions internes du pays). C’est en quelque sorte un genre de salon de l’agriculture sans Jacques Chirac mais avec des empreintes bien sud-américaines où l’humain et les bestiaux sont à l’honneur.

 Et pour couronner le tout, vous ne pouvez pas vous rendre à Montevideo sans admirer en direct un match de football. A ce titre, le Stade Centenario, le plus important de la ville, est le seul au monde classé monument FIFA. Dans ce pays où tout le monde vibre et vit pour le ballon, les classicos locaux sont une occasion en or de vivre une expérience inoubliable et incomparable avec les stades européens. Dans la peau d’un supporter d’une équipe locale, vous comprendrez en un rien de temps  comment des joueurs comme Luis Suarez ou Edinson Cavani ont pu émerger en étoile du ballon rond.

Savourez la beauté de la côte atlantique et la douceur de son climat

Bien que les 21 km de plages montévidéennes soient un oasis de fraîcheur durant l’écrasante chaleur estivale, la côte uruguayenne est très prisée des touristes sud-américains et états-uniens.

Pourquoi?

Car deux stations balnéaires ont été créées à cet effet: les villes de Punta Del Este  et Piriapolis (département de Maldonado) considérées comme le Miami et le Saint Tropez de l’Amérique latine.`Constituées de sable fin, elles sont également un paradis très prisés des surfeurs du monde entier.

De plus, la richesse de la faune locale dépayse et enchante les visiteurs. L’Uruguay signifie en langue guarani « le fleuve aux oiseaux » et le ciel et les arbres en sont garnis à profusion. Il n’est donc pas rare d’y croiser des colibris ou perruches très colorés. `

Sur les 660 km de côtes, il est impossible de narrer l’histoire de toutes les bourgades uruguayennes, certains lieux emblématiques seront donc mentionnés.

  Las palmares de Rocha: un écosystème unique au monde

Un site merveilleux composé d’une forêt de palmiers grande de 70 000 hectares s’étendant du département de Rocha jusqu’au Brésil voisin. Cette palmeraie gigantesque est une réserve de biosphère faite à partir de palmiers butía existant uniquement dans ces deux pays. La légende veut que les indiens Minuanes de la région aient déversé des graines du fruit de l’arbre et que les oiseaux migrateurs les ont épaulé dans cette tâche. Thèse que les botanistes locaux tendent à confirmer.

 Bref ce parc naturel dont certains arbres ont 400 ans d’âge regorge également d’animaux sauvages typiques du continent sud-américain.

Le Parque Santa Teresa: un parc naturel à couper le souffle

Situé dans le même département tout près de la ville de Punta Del Diablo, la forteresse de Santa Teresa  est un endroit intéressant pour être en harmonie avec la nature. En Uruguay, en quittant la capitale, vous risquez de faire énormément d’éco-tourisme et surtout à dos de cheval. Ce site offre également cette opportunité avec la possibilité d’observer en pleine nature divers animaux tels que des familles de capybaras, le ñandou (petite autruche sud-américaine, de gros lézards s’apparentant à des iguanes et pour les plus chanceux des caïmans yacaré dont la queue terminent parfois en « milanesa » dans l’assiette des habitants.

Cabo Polonio: le village hippie sans électricité

Au coeur de la même région, partez à la découverte d’un village en bord de mer accessible uniquement depuis la route en tracteur. Une destination très prisée des touristes argentins. Ce village dont la côte est sillonée par les pêcheurs de requins compte une centaine d’âmes à l’année et des milliers de personnes l’été squattant des cabanes de bord de mer. Sa particularité depuis les années 1970 consiste à accueillir une multitude de communautés hippies qui s’en donneront à coeur joie puisque le tourisme uruguayen a encore connu des records ces dernières années avec la production étatique du cannabis et sa vente autorisée en pharmacie  depuis 2013.

Colonia del Sacramento: l’ancienne capitale du pays

Ville connue pour sa tranquilité, elle est un espace de détente le week-end pour les habitants de Buenos Aires cherchant à échapper aux nuisances sonores de cette gigantesque mégalopole. Séparée par le Rio de la Plata de la capitale argentine, une heure de ferry suffit pour atteindre sa côte. Situé à 180 km à l’Ouest de Montevideo, Colonia est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle regorge d’histoire et fut au coeur de grande guerre entre portugais et espagnols voulant à tour de rôle la rattacher au Brésil ou à l’Argentine.

Comment se rendre en Uruguay et à quelle période?

Si les tours operator s’efforcent pour les voyages organisés à faire découvrir le Brésil et l’Argentine tout en transitant par l’Uruguay, sachez que le vol direct depuis la France est tout de même plus cher que les pays voisins. Tout simplement parce que le pays est moins peuplé et que les vols sont moins périodiques.

Au départ de Paris avec Air France, les vols internationaux pour l’Uruguay se font tous depuis l’aéroport de Roissy.  Si vous arrivez de province, pour faciliter les voyageurs empruntant des vols intérieurs, il est tout à fait possible de transiter d’Orly jusqu’à Charles de Gaulle en navette.

Les tarifs oscillent autour de 1300 euros en haute saison entre le mois de novembre et de février. A ce sujet, les saisons étant inversées. Dans l’hémisphère sud, l’été commence en décembre et se termine en février. La période de fête de fin d’année ainsi que le mois du carnaval sont donc les périodes les plus chères.`

`Pour les petits malins souhaitant optimiser leurs frais de déplacement et logeant au sud de la France, les vols au départ de Madrid avec la compagnie aérienne Ibéria sont encore moins chers.` Sinon en basse saison, les tarifs les plus bas peuvent atteindre les 750 euros.

Autres alternatives possibles pour les plus courageux et les plus économes, il suffit d’acheter un vol pour Buenos Aires qui coûte en moyenne 800 euros. Et une fois, la visite de la capitale argentine achevée, empruntez le ferry du port pour Montevideo. Le billet coûte à peu près l’équivalent d’une quarantaine de dollars et la capitale uruguayenne est joignable en deux heures de traversée.

Pour conclure, sachez que les terres intérieures du pays céleste sont tout aussi magnifiques à visiter.  L’intérieur du pays et les rives du fleuve Uruguay regorgent de ranch, estancias et de rivières à remonter en bâteau. Les paysages aussi beau les uns que les autres s’alternent entre forêts subtropicales et pampas. Pour ne citer que quelques villes: Mercedes, Tacuarembo (capitale mondiale des gauchos), Salto, Paysandú,Rivera ou Melo (ville où fut tourner le film « les toilettes du Pape). Le détour en vaut la chandelle. Néanmoins, les routes étant plus vétustes que celles de la côte, comptez plusieurs semaines pour découvrir le pays dans son intégralité et la générosité de ses habitants.