Investir dans un logement partagé : interview

Dernière modification le : by Antoine Dubreuil

Nous nous intéressons ici à l’organisation de Jude et de son logement qu’elle loue à différentes femmes.

Premier filtrage
Jude reçoit les demandes de renseignements et s’entretient avec les candidats par téléphone. Elle les rencontre également en personne dans un lieu public pour évaluer la personne. Si elle pense que le candidat pourrait être un bon candidat, elle lui demande de remplir un questionnaire qu’elle a conçu. Ce questionnaire demande à la personne pourquoi elle souhaite vivre en colocation, quels sont ses horaires personnels, quels sont ses animaux de compagnie, ses passe-temps, et cherche à savoir comment elle est avant l’entretien. Les questionnaires de profil de tous les locataires et colocataires potentiels sont partagés avec les autres résidents avant que l’entretien n’ait lieu. De cette façon, chacun peut formuler de bonnes questions pour l’entretien et se faire une idée de la personne avec laquelle il va vivre.

Vérifications des antécédents
Elle procède également à une vérification des antécédents criminels et financiers. « Je n’ai jamais eu à refuser quelqu’un en raison d’un casier judiciaire ou d’un problème de crédit. Je leur parle si le loyer que je leur demande représente plus de 30 % de leurs revenus ». Elle a rejeté des candidats parce qu’il était clair qu’ils ne pourraient pas s’intégrer dans la maison. Il y avait une personne qui n’aimait pas nettoyer après avoir mangé et qui voulait qu’un colocataire nettoie après elle si elle l’échangeait contre une autre corvée. Comme le dit Jude : « Cette installation n’allait pas être bonne dès le départ. Certaines personnes ne lisent tout simplement pas assez bien l’annonce, comme si elles avaient un animal de compagnie et qu’il était clairement indiqué que les animaux de compagnie ne sont pas autorisés ». Ce n’est qu’après avoir déterminé que le candidat peut aller de l’avant qu’il apprend où se trouve la maison. C’est une mesure de sécurité prudente.

Les résidents décident
Jude demande aux résidents de faire passer un entretien à la candidate et de décider si elle doit lui offrir une place dans la maison. Jude n’est jamais présent à cet entretien et pense qu’il y a un avantage pour tous s’ils gèrent eux-mêmes le processus d’entretien. Elle dit : « Je veux qu’ils prennent les décisions. Je ne veux pas du tout qu’ils ressentent de pression. Je veux qu’ils soient heureux et qu’ils s’engagent sur le long terme ». Si tout le monde est d’accord pour dire que le candidat est un oui, le nouveau locataire se voit proposer un bail de six mois. Cette période lui permet de s’en sortir si l’arrangement ne fonctionne pas. Au cinquième mois, Jude demande à tous les résidents s’il est possible de renouveler le bail pour la nouvelle personne. Elle a besoin d’un accord unanime pour continuer.

Accord du ménage
L’accord de ménage original a été élaboré par Jude. Elle dit : « Je le leur donne pour que cela fonctionne pour eux. C’est un document dynamique et je m’attends à ce qu’il change. Les locataires ont également mis en place une fiche de « bonnes choses à savoir » qui indique l’emplacement des boîtes à fusibles, les rappels des jours de ramassage des ordures, du recyclage et du compost, l’emplacement des extincteurs, la coupure de l’eau principale, la manière de couper les alarmes incendie, etc. Ce sont des documents qui sont révisés de temps en temps et j’encourage les locataires à les améliorer ».

Finances
Le loyer varie de 640€ à 815€ et comprend 100€ par résident pour couvrir tous les services publics. S’il s’avère que les services publics coûtent plus de 500 euros, Jude le fera savoir aux résidents. Chaque résident paie une caution équivalant à un mois de loyer. Jude déclare : « J’ai dû augmenter les loyers cette année à l’expiration des baux : 15 € pour couvrir l’augmentation de 25 % des taxes foncières et les augmentations supplémentaires des services publics. Comme je paie tous les services publics, la télévision et l’internet, il n’y a pas de problème d’interruption lorsque les locataires quittent leur logement et ne savent plus qui payait quelle facture ».

S’entraider
Jude a vu que la maison n’a pas évolué vers le type de relations que certains désirent comme le montre la sitcom The Golden Girls. Les résidents actuels ne mangent pas très souvent ensemble et ont une vie indépendante. Cependant, ils se soutiennent mutuellement. Par exemple, lorsqu’il fallait en emmener une aux urgences, sa compagne de maison l’y emmenait et l’attendait avec elle.

Tout d’abord, Jude assume la responsabilité de tous les premiers examens. Elle s’assure ainsi qu’elle est à l’aise avec la personne qui emménage, et cela enlève ce travail à ceux qui vivent dans la maison. Mais une fois que le candidat a passé la sélection de base, elle laisse à ceux qui vivent dans la maison le soin d’organiser l’entretien proprement dit pour déterminer si le ménage est adapté. C’est au cours de ces entretiens que s’établissent les bases de la vie en commun. C’est vraiment important. Le groupe prend alors la responsabilité de sa propre vie commune et de son bon fonctionnement.

Ensuite, le bail initial n’est que de six mois. C’est à la fois assez long pour dépasser la phase de lune de miel et assez court pour renvoyer une personne qui s’avère être un compagnon de maison indésirable.

Troisièmement, Jude a créé un guide d’entretien initial comportant quelque vingt-cinq questions pour aider à parler des aspects importants du partage du logement. Elle leur donne des conseils mais les laisse faire eux-mêmes.

Enfin, il y a l’accord de ménage qui est un document dynamique et maintenu par tous les membres de la maison.

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